Si ses études et son activité professionnelle l'ont mené à Paris, l'escrimeur Vincent Anstett est toujours resté fidèle à l'Alsace et à son club, le SUC. Et c'est pour préparer sa retraite qu'il a bénéficié de l'aide d'Agisport.Même amateurs, les sportifs de haut niveau n'ont pas d'autre choix que de se "professionnaliser" pour atteindre les sommets. « On s'entraîne plus, on effectue davantage de stages à l'étranger », explique Vincent Anstett, multiple champion de France de sabre, champion du monde et olympique avec l'équipe de France.
Une évolution qui ne va pas sans conséquences, notamment en ce qui concerne les études ou l'insertion professionnelle. « La durée d'études s'allonge et quand elles sont finies, il est difficile de trouver une entreprise avec des aménagements d'horaires pour continuer à s'entraîner. » Diplômé en 2008 de l'école supérieure de commerce de Paris, Vincent Anstett, 27 ans, a ainsi mis « deux ans pour trouver chaussure à (son) pied ». Il a récemment été embauché par la Fédération française de football au service marketing.
C'est avec enthousiasme que le Strasbourgeois a accueilli la création d'Agisport. « C'est une très bonne idée pour soutenir les sportifs. Il était important de créer une synergie avec les entreprises de la région. C'est une aide supplémentaire pour ne pas à avoir à quitter l'Alsace. Toutes ces aides - en sus de celles apportées par les collectivités -, mises bout à bout, doivent être complémentaires. »
Parti à 19 ans à l'Insep, ses bonnes performances lui ont rapidement permis d'entrer en équipe de France et ainsi d'être pris en charge par sa Fédération. « Malgré les sirènes, je ne souhaitais pas changer de club. Je suis très attaché à l'Alsace. »
Très concrètement, Agisport va l'aider concernant sa retraite. Le Strasbourgeois souhaite racheter trois années de cotisation, en l'occurrence les trois ans passés à l'école supérieure de commerce de Paris. « Cela coûte très cher. Agisport m'apporte une aide, en complément de ma propre participation. L'idée du fonds de dotation est de cibler un besoin. Ce n'est pas un chèque en blanc. »
S.G.
DNA - 05/04/2010


































